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Brève
Publié le : 28/11/2019

Terminer 2019 en confiance

L'équipe de France dès ce vendredi à Madrid pour le K1 Premier League

Après Tokyo en septembre, puis Moscou début octobre, l’équipe de France poursuit sa quête de points et de quotas olympiques dès ce vendredi en Espagne, à l’occasion du K1 Premier League de Madrid. « C’est ce que je considère comme la dernière compétition de la première étape en vue de la qualification aux Jeux olympiques, resitue Yann Baillon, directeur des équipes de France tout juste de retour d’un stage à Montpellier axé sur l’entraînement personnalisé. Ce sera forcément un tournant de la saison comme je l’ai annoncé dès cet été. Pour ceux qui sont positionnés à la standing, il s’agit de monter sur le podium pour conforter leurs places au classement. Pour ceux qui sont plus loin, c’est le moment de recoller avant de basculer vers le grand rush de 2020, qui débutera chez nous avec le Premier League de Paris et où nous serons donc dans les meilleures conditions pour engranger un maximum de points, sachant que les cinq mois suivants vont ensuite passer très très vite. Il faut donc être prêt le jour J, pas avant, pas après. Tout le groupe en a conscience, chacun des entraîneurs a travaillé individuellement avec les athlètes qu’il va coacher ce week-end pour aller dans le détail. Nous espérons évidemment que cela va payer. » Steven (-67kg), Logan (-75kg) et Jessie Da Costa (-84kg), ainsi que Farouk Abdesselem (-84kg) seront du voyage tout comme Mehdi Filali (+84kg) sous la bannière équipe de France, alors qu’Alexandra Recchia (-50kg), Gwendoline Philippe (-61kg), Alizée Agier (-68kg), Nancy Garcia et Anne-Laure Florentin (+68kg) ont été sélectionnées pour cette étape espagnole, les techniciens Enzo Montarello et Alexandra Feracci étant engagés pour leur part en kata. « Mis à part quelques bobos et Anne-Laure pour qui nous avons mis en place un entraînement très adapté suite à son retour de blessure, et la perte de Sabrina Ouihaddadène qui s’est rompu les ligaments croisés d’un genou lors du stage précédent et a donc dû mettre un terme à sa saison, tout le monde est apte et sait l’importance de ce Premier League », insiste Yann Baillon.
Après les quatre médailles à Tokyo (argent pour Alexandra Recchia, Leila Heurtault, Alizée Agier, bronze pour Mehdi Filali), les trois de Moscou (or pour Steven da Costa, bronze pour Jessie Da Costa et Mehdi Filali), l’enjeu est de plus en plus clair pour la course aux places olympiques.

« Rester lucide »

Anne-Laure Florentin (+68kg), toujours clairvoyante, qui avait fait sa reprise à Tokyo plusieurs mois après une blessure au genou qui avait gâché sa première partie d’année, aborde cette compétition en faisant en sorte de ne pas se tromper d’objectif : « Les Jeux olympiques aspirent tout et on ressent cette intensité à chaque rendez-vous. Cette période de blessure m’a permis de trouver aussi un peu de distance, une posture où j’ai choisi de me concentrer sur chaque compétition avec l’objectif de gagner, avec une vision claire des choses, sans trop regarder au-delà pour être forte au moment présent. Terminer 2019 sur une médaille, ce serait évidemment parfait, d’autant qu’ensuite les compétitions vont s’enchaîner encore plus vite dès 2020. En même temps, c’est excitant de se dire que les meilleurs sont là et que le niveau est très élevé. On parle de haute performance, nous y sommes ! »

Logan Da Costa (-75kg) abonde : « Clairement, nous faisons un championnat du monde toutes les quatre semaines ! Tout est donc différent en termes de récupération notamment. Et on sent que le niveau a augmenté, que tout le monde est sur les dents. Dans tout cela, j’essaie de rester lucide, concentré, sachant que, pour moi, cela risque de se jouer sur le TQO en France en mai prochain. En attendant, il faut continuer à marquer des points, prendre des repères, de la confiance, être fort face aux adversaires directs. C’est très dense, il n’y a qu’une option : être fort. » Rendez-vous dès ce vendredi pour l’ouverture de la compétition.

Photo : Xavier Servolle/KPhotos