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Denis Boulanger - FFK
Brève
Publié le : 16/12/2021

#LaRétro2021De... Alizée Agier

« Frustration et détermination » : c’est le bilan réalisé par Alizée Agier sur son année 2021. Malchanceuse à Porec, elle est également passée à côté de son rêve olympique…avant de se ressaisir avec brio lors des derniers Championnats du Monde.

La période sans compétition : « Je me suis trouvée assez patiente »

« Dans toute cette période d’attente, je me suis trouvée assez patiente. Nous avions les informations un peu au compte-goutte donc nous ne pouvions pas non plus trop se projeter. J’ai continué de m’entraîner comme je pouvais mais après, c’est sûr que sans compétition, des questions peuvent se poser et qu’il fallait tout faire pour être performante à la reprise. C’est pour cela que les test-matchs en avril m’ont beaucoup servi. J’avais du louper les premiers car j’étais cas contact et j’avais hâte de revenir sur les tatamis. Cela faisait du bien de retrouver cette pointe d’adrénaline, les arbitres qui encadrent les combats, etc… J’ai pu dissiper les doutes qui s’étaient immiscés dans ma préparation. » 

Championnats d'Europe 2021 : « La déception était grande »

« Les Championnats d’Europe ont été ultra frustrants pour ma part car malgré tout, je fais un gros parcours avec deux finales pour la 3e place en individuels et en équipe. En individuels, plusieurs paramètres ont fait que je n’ai pas pu aller au bout. J’ai eu beaucoup d’incompréhensions sur certaines actions de combat de ma part. J’ai la chance d’avoir une seconde opportunité en équipe pour ramener une médaille de bronze mais malheureusement, cela ne se joue pas à grand-chose et nous n’arrivons pas à monter sur le podium. Nous avons fait des erreurs, moi la première sur mon combat contre la Croate et je ne parviens pas à mettre mon équipe dans une situation confortable. La déception était grande car je voulais me concentrer sur cet objectif avant de pouvoir basculer et penser au Tournoi de Qualification Olympique : il fallait digérer rapidement cette compétition pour monter en pression et être prête le Jour-J. »

Denis Boulanger - FFK

Le TQO de Paris : « Je me suis complétement enfermée »

« C’était LE gros objectif de la saison. Au premier tour, je perds contre l’Allemande Kneer. Une fois qu’elle avait marqué le premier point, derrière elle défendait super bien le score et cela a été compliqué pour moi de remonter. Après, ce n’est pas impossible de revenir en ayant concédé le premier point mais cela n’a pas été le cas. Elle était bien dans son combat et moi de mon côté, je dirais que j’ai voulu trop bien faire les choses. Je me suis complétement enfermée sur le TQO et l’enjeu qu’il représentait pour moi. Même dans ma façon de combattre, j’ai perdu les choses simples qui font mon karaté alors que je suis une karateka d’instinct : je n’ai pas su être moi-même à cet instant. Cette saison peut vraiment se résumer en deux parties où d’abord, à Porec et au TQO, mes performances ont amené beaucoup de frustration et de questionnements en moi. » 

Son été 2021 : « Un travail sur moi-même »

« Après le TQO, je fais environ deux semaines de coupure mais pas plus car derrière, la préparation des Championnats du Monde arrivait vite. Mais justement, je pense que le fait de ne pas être qualifiée aux Jeux Olympiques mais d’avoir un gros objectif juste derrière m’a permis de me remettre en selle. Cette préparation m’a aidée à bien me relancer. J’ai fait un travail sur moi-même, je repris les bases de ce qui m’avait réussi avant : parfois, ce sont les choses simples qui sont les plus efficaces et j’avais tendance à chercher plus compliqué que ce qu’il ne fallait. Derrière, la seconde moitié de saison est bien meilleure et je reprends de la confiance, je me retrouve et cela se voit avec la Coupe de France (2 octobre dernier, NDLR) où je déroule. » 

Championnats du Monde 2021 : « L’instinct a parlé »

« L’instinct a parlé sur ces Championnats du Monde même si je me suis trouvée un peu fatiguée sur les premiers jours, que ce soit en éliminatoires et en repêchages. Mais je savais que c’était la tête qui allait décider, qu’il fallait savoir ce que je voulais. Je ne venais pas pour faire de la figuration et je voulais à tout prix repartir avec au moins une médaille. D’abord, j’ai la chance de pouvoir être repêchée en individuels. Je ne voulais surtout pas laisser passer cette occasion car je sais que beaucoup de mes coéquipiers auraient mérité d’être sur le podium aussi au vue de leur parcours. En équipe, je me suis encore plus lâchée. Portée par mes coéquipières et ce sentiment fort « d’équipe », nous avons pu avancer petit à petit jusqu’à la finale.

Il était important de montrer que j’étais toujours là. J’étais Championne d’Europe depuis 2019, sur cette édition, j’étais encore dans le dernier carré cette année. Alors oui, je passe à côté de mon TQO c’est vrai mais je savais que j’avais les ressources en moi et les qualités pour monter sur le podium. Gagner les compétitions nationales et monter deux fois sur le podium à Dubaï auront permis de rappeler à tout le monde que je fais des résultats. » 

Denis Boulanger - FFK

La saison 2022 : « Il ne faudra pas brûler les étapes »

« La saison va être bien chargée donc il ne faudra pas brûler les étapes. D’abord, nous aurons le Paris Open à la maison (21-22-23 janvier 2022) puis les Europe en Turquie où j’ai envie de retrouver les titres en individuels et en équipes. Je sais que ce titre échappe à la France depuis plusieurs années et c’est clair que nous avons envie de le récupérer. Derrière, les Championnats de France sont tout aussi importants, tout comme les Jeux Méditerranéens et les Jeux Mondiaux : des événements qui annoncent de belles choses à venir ! »