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Aurélien Brandenburger - FFK
Brève
Publié le : 29/03/2022

Les équipes combat en rodage !

Le collectif France Karaté se retrouvait une nouvelle fois ce dimanche à Pont-à-Mousson à l'occasion d'une rencontre internationale. Alexandre Biamonti, entraîneur national de l'équipe hommes et Nadir Benaissa, entraîneur de l'équipe femmes, reviennent sur une journée pleine d'enseignements.

Quels objectifs sur cette journée ?

Alexandre Biamonti : « L’idée était de faire deux équipes de France pour que tous les gars présents puissent tournés sur le tatami en vue de la sélection pour les Championnats d’Europe. Une équipe A, un peu plus expérimentée sur le papier, et une équipe de France B que nous avions envie de voir les progrès face à des athlètes intéressants, étrangers et français. Le but finalement est d’établir un bilan le plus complet sur chacun d’entre eux pour pouvoir faire nos choix le plus sereinement possible. Il faut trouver un groupe où chacun ait un rôle important dans la performance de l’équipe. »

Nadir Benaissa : « Deux objectifs sur cette compétition à Pont-à-Mousson : d’abord poursuivre le parcours de sélection pour les prochains Championnats d’Europe et ensuite donner de la matière et de l’expérience aux sportives qui sont arrivées dernièrement dans le collectif. Nous souhaitions voir la valeur des filles lors de combats par équipe et c’est pour cela notamment que nous avons multiplié ce genre de rencontres, comme le mois dernier lors de notre stage en Tunisie. Avec ce que nous avons pu voir dernièrement, deux équipes avaient été constituées avec notamment une équipe A plus expérimentée. En face de nous, il y avait les sélections régionales Île-de-France et Grand-Est tandis que les équipes nationales des Pays-Bas et du Luxembourg avaient fait le déplacement. »

Quel bilan tirer de ces combats ?

A.B : « Les deux équipes ont montré de bonnes choses et d’ailleurs, aucune d’entre elles n’a réellement pris le dessus sur l’autre puisqu’elles ont fini à 2 victoires chacune lors de leur confrontation. Donc c’est bien, cela prouve qu’une émulation saine s’est mise en place et que tout le groupe travaille. En plus, cela forge cet esprit de groupe qui nous a manqué sur les dernières compétitions internationales. Je pense à l’Italie par exemple : ils sont champions du monde à Dubaï sans grosses individualités mais avec un groupe costaud et solidaire. »

N.B : « Pour les plus jeunes, elles n’ont jamais connu les combats par équipe au niveau international. Etant vice-championnes du monde en titre, il nous manque encore un petit palier supplémentaire pour devenir la référence mondiale et cela peut passer par une nouvelle arrivée, par plus de confiance aux filles présentes dans ce collectif. Les jeunes qui arrivent sont talentueuses, elles représentent le futur de notre équipe mais elles sont déjà performantes à leur âge, cela s’est encore vu ce week-end. D’autres filles sont hors-collectif pour le moment mais j’étais présent au Championnat de France des Ligues régionales, j’ai vu des filles à fort potentiel et surtout, chose importante, qui aiment le combat par équipe. »

Aurélien Brandenburger - FFK

L'évolution de la notion de groupe

N.B : « L’esprit de groupe chez les filles a toujours été présent, elles sont toujours très combatives. Nous aimons à le rappeler mais nous sommes entrés dans une ère où le collectif est au cœur du projet. Donc, bien que les athlètes s’entendent parfaitement sur et en dehors du tatami, il faut multiplier ce genre d’événements pour créer une histoire commune entre elles et eux. C’est une histoire qui va se créer dans les victoires, mais aussi dans les défaites et les doutes : c’est ce que nous recherchons ! Pour savoir si l’osmose prend, seuls les résultats pourront le confirmer. »

A.B : « Cette approche de groupe et de préparation tous ensemble, cela commence à faire plusieurs mois que nous l’avons mis en place. Des mini stages qui se finissent en compétition par équipe comme ce week-end, nous voulons les multiplier régulièrement. Cela avait commencé l’été dernier en Belgique puis contre l’Espagne, cette année nous sommes allés en Tunisie et nous avons donc reçu les Pays-Bas et le Luxembourg. Le combat en équipe n’est pas le même que le combat en individuel et le fait de répéter ce genre de séquences permet aux athlètes d’en prendre conscience. Aussi, les échanges avec les équipes étrangères sont enrichissants et nécessaires, ils te permettent de sortir de ton confort et nous le faisons de plus en plus. »

La suite de la saison pour les athlètes

N.B : « Maintenant, nous avons la matière pour faire nos choix pour les futures sélections par équipe et le but des quinze prochains jours, c’est de laisser les athlètes tranquilles pour qu’ils se concentrent sur les Championnats de France en individuels. Le karaté, c’est aussi un sport individuel et je sais qu’elles auront à cœur de gagner le titre de la plus belle des manières. »

A.B : « Steven (Da Costa) n’a pas combattu ce week-end mais cela ne change rien à notre envie et son envie d’être avec l’équipe sur les Championnats d’Europe : il aura un rôle déterminant pour nous ! Il faut bien se rendre compte qu’après cette grosse année 2021, il a eu ce besoin normal de couper. Durant cette pause, il s’est fait opérer des yeux, il a eu un problème au genou... c’était donc plus que bénéfique ! Maintenant, place aux compétitions individuelles mais aussi par équipes, aux athlètes de jouer ! »

Aurélien Brandenburger - FFK

Prochains événements nationaux

Championnats de France kata

Lille - Palais des Sports Saint-Sauveur

  • Samedi 2 et dimanche 3 avril

Championnats de France combats

Bourges - Palais des Sports du Prado

  • Samedi 9 et 10 avril